Lettre du passé
Posted by Kaliom Lud on nov 30, 2008
Pour la reprise des mises à jour de mon blog, voici une petite nouvelle.
Elle est telle que je l’ai écrite en juin/juillet 2006, elle a donc des défauts assez visibles : répétitions de mots, redondances d’idées et le style de certaines phrases serait à revoir. Mais c’est un texte assez particulier, vu que c’était le premier que j’écrivais véritablement après avoir délaissé pendant quatre années l’écriture, et ça aurait certainement continué sur cette voie là, si le destin ne m’avait pas joué un drôle de tour à mon retour sur le net.
Un tour sous la forme d’un mail qui s’adressait à la personne qui avait ouvert la première version du royaume des mots rêveurs, la version qui abritait mes textes à l’époque… donc une vieille version de moi, un Lud plus jeune.
Grâce à cette personne, j’ai découvert les forums littéraires, mais aussi les premières critiques… critiques négatives et qui confirmaient ce que je pensais depuis environ quatre années… cela m’a fait beaucoup réfléchir (il m’en faut déjà pas beaucoup en temps normal), et ça a donné cette nouvelle que je ne veux pas modifier d’une virgule, car elle a une valeur particulière…
Vous pouvez la télécharger au format pdf sur ce lien : http://www.lesterresdekaliom.com/Lettre_du_passe.pdf , sinon la version html est ci-dessous
Même si le texte est un peu vieux, j’espère que vous ferez bonne lecture
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Lettre du passé
(juin/juillet2006)
Dis-moi !
Te rappelles-tu de moi ? Ou m’as-tu purement et simplement oublié ?
Dis moi, te souviens-tu de cet âge merveilleux où la jeunesse influençait chacun de tes actes et chacune de tes décisions ? Cette terrible époque où tu étais un jeune homme plein d’espoir pour l’humanité, qui ne craignait nullement de s’investir dans des tâches bien trop grande pour lui. Tu parlais alors avec enthousiasme de toutes les choses qu’il était possible de faire pour changer le monde. Tu n’hésitais pas à discuter à tambour battant avec d’autres pour partager le fruit de tes pensées, quitte à t’en faire de redoutables adversaires. Bien souvent tu semblais possédé comme un prédicateur par ce que tu croyais. Peu importait alors que tu sois sûr de ta victoire, ou que ta culture ne te permette de répondre, tu avais alors foi en des valeurs qui prenaient vie au plus profond de cette matière vivante qui te faisait avancer chaque jour. Dans un endroit flamboyant de passion qui refusait de se taire, qui ne souhaitait qu’irradier le monde jusqu’à le changer entièrement. Ton cœur battait pour des idéaux grands et nobles, et c’était suffisant pour se lancer dans n’importe quel combat, tant que tu le jugeais digne de moralité. Tu refusais de céder à la facilité, préférant toujours un chemin plus long, moins court, mais ô combien plus riche de sensation. Tu aimais la difficulté au point que tu en étais d’une arrogance malsaine. Chaque défi était une raison supplémentaire d’apprendre et vivre.
Combien tu aimais te retrouver en difficulté, à court d’arguments ou de ressources, avec pour seul espoir d’invoquer une idée de génie pour renverser la situation. Tu ne craignais nullement la défaite toujours prêt à cueillir un nouveau fruit de la connaissance. Là où l’humiliation faisait fuir les autres, ton orgueil te portait à continuer, à ne pas plier l’échine, même si parfois je t’ai vu regretter d’être aller si loin. Tu allais toujours à la limite de tes forces, étonné toi même d’être toujours debout après avoir tant dépensé d’énergie en de vaines batailles.
Tu étais impétueux, au point d’être irréfléchi, car ta jeunesse guidait tes pas. Tu mettais ton cœur en chaque chose, au point de chercher à séduire quiconque ne t’aimer pas. Tu cherchais sans cesse la compagnie des femmes, désirant découvrir au travers d’elle les mystères de la vie. Découvrant en chacune d’elle une infinité de plaisir diverses et variés. Que ce fut de séduction, de douceur, d’amitié ou d’amour, tu aimais sentir l’âme d’une femme frôler ton cœur Tu savourais ce moment divin où la confiance entre deux êtres devient telle que le monde extérieur n’existe plus. Qu’un univers entier se forme, où rien d’autre ne compte que le regard de cet unique personne. Tu ne souhaitais que t’investir dans une unique relation, mais combien de fois n’as-tu pas senti ton cœur frémir pour de nouvelles rencontres ? Chaque femme était un nouveau monde de charme et de bonheur. Un esprit complexe qu’il te fallait obligatoirement contempler au plus près, quitte à finir par te faire marquer au fer rouge. Mais ta passion était toujours intacte. Éternel gourmand insatisfait, tu voulais toujours aimer davantage ! Tu cherchais toujours celle qui serait tienne. Celle possédant ce terrible pouvoir de te faire sentir homme ou moins que rien. Cette brune et troublante demoiselle qui te briserait le cœur pour mieux le guérir, qui t’inspirerait chaque jour davantage, s’invitant dans tes écrits malgré ta volonté. Cette princesse dont les larmes seraient la fin du monde pour ton cœur, rendant l’univers entier cruel et hostile, alors que son sourire, semblable à la lumière briserait toutes les ténèbres, éveillant passion et compassion en ton for intérieur.
Peu importait alors la souffrance, car ta quête t’était inspirée par un désir supérieur. Une chose en toi qui ne demandait qu’à goûter à toutes les subtilités intangibles et vibrantes de la vie.
Mais tu étais aussi pragmatique et froid. Ton regard était tranchant comme l’épée, tu percevais alors fort bien l’instant où des êtres passionnés quittaient le chemin de leurs rêves. L’instant précis où l’enthousiasme semble se dissiper au profit d’une terrible monotonie sans saveur. Où la passion diminue chaque jour davantage pour ne ressembler qu’à un vague songe fait dans une enfance lointaine. Tu sentais le regret et le désespoir dans les mots des autres, au point d’en être toi même terrifié.
Comment donc pouvait-on abandonner ainsi ses rêves de vie ? Songeais-tu souvent. Tu comprenais fort bien que le monde puisse imposer sa volonté, qu’en l’espace d’une seconde un mauvais destin puisse s’abattre sur un cœur et faire plier genoux à un homme, mais tu restais incapable de comprendre les raisons d’un tel renoncement de soi.
A chaque instant, tu craignais que ce trait maléfique atteigne ton cœur, et que lentement dans une sorte d’agonie, tu perdes tout désir de te battre contre le monde. Ayant connaissance de cet ennemi implacable et sournois, tu as longuement étudié toutes les méthodes pour déceler sa présence dans ta vie. Tu es devenu guetteur et milicien, surveillant sans cesse la moindre ombre, et fouillant chaque jour davantage les ténèbres de ton existence.
C’est justement par crainte de cet avenir insondable que tu t’es écrit cette lettre qui t’es destinée. Tu as pensé dans un éclair de folie que le seul garant de tes idéaux, le seul être capable de te remettre dans le droit chemin était toi même, car personne mieux que toi ne pouvait te montrer l’homme que tu souhaitais alors devenir.
Je suis le seul à connaître suffisamment tes ambitions passées pour me rebeller contre ta faiblesse. Je ne supporterais pas de te voir mettre le genou à terre ! Je suis justement ce jeune homme plein de vie décrit plus haut. J’ai soif d’existence et de futur et je refuse de toutes mes forces de perdre mes idéaux ! Peu importe le futur, de toute mon âme et avec ma plume je le défie ! Je refuse que tu abandonnes !
Je t’écris ceci pour te rappeler ton ancienne vigueur, cette force qui a guidé bien de tes combats, qui t’a mené à la joie et à la souffrance, mais d’où les regrets sont absents, car tu vivais alors pleinement chacun de tes actes ! Je te rappelle du haut de ma jeune sagesse qu’un homme reste maître de ses choix, la vie lui en impose, mais il garde le droit d’influencer chacun de ses pas ! Si tu regardais autour de toi, tu verrais à quel point il est pathétique de renoncer, observe tout ce que tu as créé, tous les témoignages qui prouvent que tu étais sur le bon chemin. Je te connais suffisamment pour savoir que tu as le potentiel pour défier ton existence, je te laisse des indices pour te permettre d’y croire. Ne crois pas que je puisse accepter que tu gâches toute l’énergie que je mets à préserver ma foi. Je te l’interdis formellement ! Si ton rêve parait inaccessible, j’ai souvent pensé la même chose! Alors rebelle toi !
Si jamais tu as oublié qui j’étais, regarde au fond de toi-même, regarde ta jeunesse droit dans les yeux. Souviens-toi de tes rêves, et songe que rien ne périt jamais. La lumière est parfois difficile à retrouver, il est parfois nécessaire de si reprendre à de nombreuses reprises avant de raviver cette flamme intense que l’on pourrait nommer à la fois espoir et passion. Mais c’est justement le vrai combat d’une vie, un affrontement que je ne veux pas te voir perdre !
Je refuse catégoriquement que tu renonces à tes rêves ! Je te renierai si tu agis ainsi ! Je refuse cette facilité de succomber au destin ! Je choisirais la mort plutôt que d’être ainsi vaincu ! Je t’ai forgé toutes les armes, j’ai pris les chemins les plus difficiles, j’ai fait des choix pour préserver ta ferveur.
Alors si tu ne crois plus en rien, si l’espoir n’égaye plus ta route : Brandis l’épée ! Lutte comme je l’ai toujours fait ! Mets tes démons à terre ! Brise ta routine et lutte à chaque instant, à chaque seconde ! Ne cède jamais ! Souffre pour tes rêves, meurs pour eux ! Mais bats-toi jusqu’à la fin !
Signé : Toi en plus jeune
Si le pouvoir…
Posted by Kaliom Lud on nov 2, 2008
Si le pouvoir…
(2000/2002)
Si le pouvoir m’était donné,
Ce serait ton bonheur que je voudrais.
Que tu plonges sans cesse
Dans un océan de joie,
Que tu sois emplie d’allégresse,
Que tu ne perdes pas la foi.
Si j’étais ton roi,
Je bannirais de tes yeux l’effroi.
Je pourchasserais la rancœur,
Atténuerais tes malheurs.
Je ferais de ton royaume
Un amour protégé par un dôme.
Un pays de bonheur,
Un endroit où se reposerait ton cœur.
Apprenti sage !
Posted by Kaliom Lud on nov 2, 2008
Apprenti sage !
(2000/2002)
J’ai beaucoup appris,
Je n’avais pas tout compris.
Je ne savais pas qu’une personne pouvait tout changer,
Que je pouvais me remettre en danger !
Je ne savais pas à quel point tu comptais.
Dans quelle mesure, je devrai m’affronter !
Détruire le passé
Afin de bâtir l’avenir,
C’est ça le grand secret
Pour de nouveau sourire.
Je ne pensais pas l’envisager,
Pourtant, tu m’as fait changer.
Alors pourquoi cette hésitation,
Cette crainte de la passion ?
Cet amour pour le passé
Que j’aime ressasser !
Peut-être, car j’en suis marqué
Et que tu saurais me le faire oublier.
Pour marquer à nouveau,
Mon cœur de ton sceau.
Le maître voleur
Posted by Kaliom Lud on oct 31, 2008
Le maître voleur
(Octobre 2006, écrit pour l’occasion d’Halloween, et inspiré de cette image : http://www.jonathonart.com/dark1.html )
Prince des voleurs
Qu’on me nomme,
Mais surtout homme
Voilà mon malheur.
Je rêve de votre beauté,
De vous belle demoiselle,
Inspiratrice des ménestrels
A la douce sensualité.
Je me risque à vos chevets,
Pour un instant regarder
Cette nudité si bien gardée,
Celle qui donne à rêver.
Je suis un maitre voleur,
Mais vous serez ma perte
Belle demoiselle de valeur,
Vous qui êtes parfaite.
Pour vous, j’oublie trésors,
Pierres précieuses, or et rubis,
Tant je vous adore,
Au point de risquer ma vie.
Je suis prince des voleurs
Au coeur épris,
Je ne cherche que vos faveurs,
Et tant pis, si je suis pris !